Une solution pour notre planète: un diagnostic correct est de vigueur

Publié le par Baréma Bocoum

 

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Le climate gate de novembre dernier n'a pas fait qu'échouer l'accord de Copenhague qui était de toute manière un échec avant même de commencer. Il nous permet de nous poser une question essentielle : à savoir sommes nous responsable des cycles de la nature ?

La communauté scientifique est elle même divisé, les facteurs climatiques sont tellement nombreux et parfois contradictoires qu'il est difficile de savoir ce qui en est vraiment. Le réchauffement existe-t-il encore ?

Le doute est lancé et subsiste depuis des années, nous ne savons pas si le réchauffement existe vraiment, si nous sommes responsable de ce

bouleversement. De nombreux tendent à penser que nous avons notre part de responsabilité surtout quand on regarde la courbe des températures et sa hausse conséquente depuis le siècle dernier. En effet le tableau en tête de pioche du célèbre documentaire an unconvenient truth du vice président Al Gore, nous fait penser que ce phénomène de réchauffement s'est trop accélérée pour être l'oeuvre de Mère Nature.

Mais le climat n'a pas bonne publicité en ce moment quand on sait que la première puissance du monde connaît sa pire crise environnementale, avec la marée noire de BP on se demande bien pourquoi ?

Etrangement les médias s'intéressent bien plus à l'ouverture de la coupe du monde de football que la conférence de Bonn qui se finit le 11 juin.

Un avenir proche : l'après 2012.

Evidemment cette conférence de UNCCC (convention cadre des nations unies sur le changement climatique) est une des clefs pour la réussite d'un futur traité international contraignant pour les Etats dont les bases seraient lancés en décembre prochain à Cancun Mexique. La convention de Kyoto se finissant en 2012 il faut dorénavant prévoir une suite plausible pour la sauvegarde de l'environnement.

En ce moment la négociation tourne principalement autour de la gouvernance des forêts notamment les REDD (Réduction d'Emission dues à la Déforestation et à la Dégradation des forêts) ce point est capital pour les pays en développement car le poumon du monde sera ces derniers, il leur appartient alors de prendre soin et de protéger ce bien commun de l'humanité.

Depuis Kyoto les systèmes de compensation carbones sont à la mode, permettant à chaque pays de dépenser en achetant des points carbones aux voisins moins pollueurs.

Exemple :

- les fonds d'investissements climatiques ( FIC ), destinés à accroître la capacité de résistance des PED au changement climatique grâce à de nouvelles technologies dites « propres » à faible teneur en carbone;- le fonds de partenariat carbone ( FPC ), qui vise à soutenir les PED dans le développement de systèmes à faible teneur en carbone;

- le fonds de partenariat pour le carbone forestier ( FPCF ), lancé à la conférence de Bali en 2008; ses ressources pourront être utilisées après 2012, à l'expiration du protocole de Kyoto, pour inciter les PED à réduire leur déforestation et à la dégradation de leurs forêts.

Enfin, il faut mentionner l'existence de transactions libres sur les marchés de carbone volontaires ( MCV ) qui se développent en dehors des deux cadres ci-dessus cités.

Il est clair qu'un tel système permettra aux pays les plus puissants économiquement de plus polluer en achetant aux pays en développement (PED) des parts de marché carbone. Dans ce domaine le système de compensation forestier doit permettre de limiter les abus, fournissant aux PED une protection supplémentaire. Même si ce système rencontre quelques oppositions de quelques pays. Le nouveau système permettra la véritable préservation des forêts selon certaines ONG qui félicite déjà une telle initiative. Mais le risque est la « financiarisation » des quotas de CO2 suivant les mêmes lois économiques que l'offre et la demande.

Espérons pour notre environnement qu'un système capitaliste ne prenne pas la place de Kyoto qui n'était que les fondations pour un projet plus vaste, car englobant le monde entier et devenant contraignant, donc obligatoire pour tous. Nous sommes en effet tous responsables de notre Terre, non pas pour nous mais pour les futurs générations.

Un accord pour l'environnement est indispensable ainsi que la création d'une nouvelle agence internationale pour faire respecter ces nouveaux principes, et réguler le marché carbone ne laissant pas aux banques et aux groupes d'investissement cette manne financière.

Certains commentateurs sont très pessimistes sur les possibilités d'une convention contraignante quand on connaît les réticences et craintes des différents Etats. Mais tant que subsiste l'espoir rien n'est perdu en relations internationales.

Bekrentchir Sila Mohamed

 

 

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