Les grands axes de la politique étrangère de Barack Hussein Obama,44ème président des Etats-Unis d'Amérique

Publié le par Baréma Bocoum

 

http://www.politicoblogue.com/wp-content/uploads/2009/04/barack-obama-c2a9-barack-obama-team-flickr.jpg

L'actualité des relations internationales et plus particulièrement celle des États-Unis nous pousse à mener une réflexion sérieuse et objective à l'heure où se profile la nouvelle politique étrangère de Barack Obama .

En effet, l'élection du 4 novembre 2008, du 44ème président des États-Unis devrait significativement conditionner la physionomie des relations internationales durant les quatre années à venir.

Au moment où le monde se faisait hostile, le parti républicain a eu pour stratégie d'instrumentaliser la peur et le nationalisme pour transformer toute contestation interne en antipatriotisme et toute critique externe en anti-américanisme.

L'effet 11 septembre 2001 a ainsi pleinement contribué à la perduration au pouvoir de Georges Walker Bush.

Avec l'administration de Georges Walker Bush, l'Amérique était l'objet d'une contestation sans précédent sur l'échiquier international.

Aujourd'hui avec la victoire symbolique du premier président afro-américain Barack Hussein Obama, l'Amérique bénéficie d'un capital mondial de sympathie sans équivalent.

Avec l'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche, le Monde espère que la politique étrangère américaine va changer.

C'est ce qui nous amène à nous poser la question suivante: Quelle est l'actuel politique étrangère de Barack Obama?

Afin de tenter d'y répondre, nous analyserons le concept du smart power selon l'administration Obama.

« Ma politique étrangère se veut un retour à la politique réaliste et bipartisane du père de George Bush, de John Kennedy et, à certains égards, de Ronald Reagan. »

En effet, le président Obama a dit qu'il souhaite privilégier la diplomatie et n'avoir recours qu'à la force armée qu'en dernier ressort contrairement à son prédécesseur.

Ainsi le jour de sa victoire, il a promis une nouvelle aube dans le leadership de l'Amérique dans le monde. « A ceux qui aspirent à la paix et à la sécurité,je dis nous vous soutiendrons. Noustirons la force de notre nation, non pas de la puissance de nos armes ou de l'étendue de notre richesse mais du pouvoir de nos idéaux: la démocratie, la liberté, l'égalité des chances et un espoir inébranlable» avait il déclaré.

Dans son premier grand entretien télévisé consacré à la diplomatie américaine depuis son élection le 4 novembre, le président élu des États-Unis a fait le dimanche 11 novembre 2008 un vaste tour d'horizon de la politique internationale.

 A cet égard, la diplomatie du premier quadriennat de Barack Obama sera vraisemblablement caractérisée par la ligne de conduite brièvement résumée par le président lui même:

"Carottes et bâtons" pour l'Iran

Confirmant une position prise pendant sa campagne électorale Barack Obama a plaidé en faveur d'une diplomatie ferme mais directe avec l'Iran", en favorisant l'ouverture d'un dialogue direct tout en promettant "une série de carottes et de bâtons" à Téhéran dont il a jugé le programme nucléaire "inacceptable" de même que l'appui que l'Iran apporte aux mouvements islamistes du Proche-Orient comme le Hamas et le Hezbollah.
Au rayon "carottes", le chef d'État démocrate a évoqué des incitations économiques et commerciales. Côté "bâton", il a suggéré de resserrer les sanctions internationales envers l'Iran, notamment avec la collaboration des grands partenaires commerciaux de Téhéran que sont la Chine, l'Inde et la Russie.

Retrait d'Irak et développement de l'Afghanistan

Rappelant une autre promesse de campagne, Barack Obama a réaffirmé son intention de retirer des troupes d'Irak afin de les déployer en Afghanistan, pays selon lui au cœur de la lutte contre le terrorisme.
Mais il a aussi insisté sur la nécessité de développer l'Afghanistan, qui reste un des pays les plus pauvres de la planète en dépit des promesses de renaissance formulées par le président George W. Bush au moment de l'invasion de 2001.
Appel à la normalisation entre l'Inde et le Pakistan

Barack Obama a par ailleurs défendu une normalisation entre l'Inde et le Pakistan. Tout en admettant que "si un pays est attaqué, il a le droit de se défendre", M. Obama n'est pas allé jusqu'à reconnaître à l'Inde le droit de poursuivre au Pakistan des militants soupçonnés d'avoir orchestré les attentats de Bombay.
M. Obama , qui s'est réservé le droit de lancer des raids au Pakistan contre les talibans qui mènent des attaques en Afghanistan si Islamabad se montrait incapable de les combattre, a appelé à un "partenariat stratégique" contre le terrorisme, entre le Pakistan, l'Afghanistan et l'Inde.

Avec Moscou, repartir sur de nouvelles bases

Concernant la Russie, avec laquelle les rapports se sont crispés durant le mandat de Bush fils, Barack Obama a affirmé qu'il entendait partir sur de nouvelles bases en reprenant les relations "à zéro" et qu'il souhaitait rencontrer son homologue russe Dmitri Medvedev et le Premier ministre Vladimir Poutine.

"Nous voulons coopérer avec eux dans les domaines où c'est possible", a-t-il ajouté, citant la non prolifération nucléaire et la lutte contre le terrorisme. Il n'a toutefois pas manqué de reprocher à la Russie d'"intimider" ses voisins, dont la Géorgie.

La Problématique de L'environnement

Il a dit que l'Amérique était désormais prête à prendre la direction d'une coalition globale pour lutter contre le réchauffement climatique.

Il a affirme que son pays allait montrer l'exemple en prenant des mesures drastiques visant a réduire ses émissions de gaz a effet de serre. C'est la seule façon a t-il ajouté de convaincre les pays émergents de rejoindre cette coalition globale. De convaincre d'abord et avant tout l'incontournable puissance chinoise, deuxième économie mondiale depuis le 15 février 2010, sans laquelle le combat est voué a l'échec.

Les Relations Sino-américaines

Justement à l’égard de la Chine, le président Barack Obama a déclaré qu’elle n’était ni un pays ami ni un pays ennemi mais un véritable concurrent.

La Politique africaine des États-Unis: Obama, l'espoir d'un renouveau

Les espoirs que suscite la présidence de Barack Obama sont grands aux Etats-Unis, comme partout dans le monde. Le continent africain n’échappe pas à cette vague. D’autant plus que le premier président noir des États-Unis a un père originaire du Kenya.

 Quelle sera la politique africaine de ce Commander in chief African american?

Premier indice: elle sera empreinte de renouveau.L’administration Obama envisage de ne plus fermer ses ambassades africaines, un mouvement persistant depuis les attentats perpétrés en 1993 en Somalie, puis en 1998 contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya.

Par ailleurs L’administration Obama entend également épouser les Objectifs du Millénaire pour le développement.

Pour lutter contre la pauvreté et réduire de moitié, à l’horizon 2015, la famine dans le monde, les Etats-Unis devraient doubler leur aide. Voilà pour ce qui est écrit.Sur le plan socio-économique, la lutte contre le sida est bien évidemment au cœur des priorités de la présidence Obama.

Autre dossier africain important pour la secrétaire d'État américaine Hillary Clinton: «arrêter la guerre au Congo (un dossier bien connu des Etats-Unis sous la présidence de Bill Clinton), mettre fin à l’autocratie au Zimbabwe et au désastre humanitaire au Darfour».

«A ceux qui s’accrochent au pouvoir par la corruption, la tromperie, en faisant taire l’opposition, sachez que vous êtes du mauvais côté de l’Histoire, a prévenu Barack Obama durant son discours d’investiture, mais que nous vous tendrons la main si vous êtes prêts à desserrer le poing ».

De fait, Hillary Clinton entend aussi «soutenir les démocraties africaines telles que l’Afrique du Sud et le Ghana». Egalement à l’ordre du jour de l’agenda politique, la recherche de solutions à la piraterie galopante au large des côtes somaliennes, de même qu’à l’insécurité dans le delta du Niger.

Redynamiser les relations entre les États-Unis et les pays musulmans

Barack Obama lance une offensive de charme en direction du monde musulman lors de son discours d'investiture à la maison blanche.

En effet, il a promis de faire preuve de respect envers des pays musulmans auxquels il propose un nouveau partenariat fondé sur le respect mutuel et les intérêts communs. Une main tendue qui le démarque de la politique de son prédécesseur Georges W. Bush.

A travers le monde, les musulmans ont généralement bien accueilli cette démarche. En attendant les actes.

Fermeture de Guantanamo

 Le président Barack Obama a décrété jeudi 22 janvier 2009 la fermeture du centre de détention de Guantanamo d'ici un an,, marquant une rupture avec la politique controversée de lutte contre le terrorisme de Georges W. Bush.

Il a également imposé que les États-unis se conforment aux conventions de Genève sur les prisonniers de guerre.

Plus de "chèque en blanc" à Israël selon un ex-ambassadeur

Israël ne disposera plus d'un "chèque en blanc" auprès de la nouvelle administration américaine sous la direction du président Obama , a estimé l'ancien ambassadeur des États-Unis en Israël, Martin Indyk.

"L'administration Obama va user de la diplomatie pour faire du Moyen Orient une région plus sûre, une région de paix, à l'encontre de ce qui s'est produit durant les sept années sous la présidence (de George W.) Bush" a assuré l'ancien diplomate, actuel directeur du Centre pour la politique au Moyen Orient (Center for Middle East Policy) à l'Institut Brookings, considéré comme un proche de la secrétaire d'État Hillary Clinton.

En outre Barack Obama a donné deux signaux très forts témoignant de sa volonté de s'atteler, des le début de son mandat, à la résolution du conflit isareo-palestinien, qui, depuis plus de soixante empoisonne les relations entre l'occident et le monde arabo-musulman.

D'abord, le nouveau président américain a consacré sa première journée de travail à la maison blanche à la crise à gaza, en appelant successivement tous les leaders de la région( le premier ministre israélien, le président de l'autorité palestinienne, le président égyptien, le roi de la Jordanie,etc..).

Deuxième signal très fort, Barack Obama a nommé l'ancien sénateur George Mitchell envoyé spécial pour la paix au Moyen-Orient qui a récemment effectué au Moyen-Orient et en Europe une tournée qualifiée «d'écoute».

Au regard de tous ce qui nous précède, on peut constater que la politique étrangère du président Barack Obama est un condensé du soft power et du hard power. En effet, selon la chef de la diplomatie américaine Hillary Clinton, cette diplomatie intelligente( smart power) doit être la priorité de la politique étrangère américaine.

Le président Barack Obama se veut pragmatique et centriste à la fois afin de redorer le blason des États-Unis sur la scène internationale. C'est pourquoi il a pour objectif principal d'enrayer l'anti-américanisme et redonner ses lettres de noblesse au smart power.

Désormais élu avec des millions de voix d'avance sur son concurrent républicain John Mc Cain : libre de son action puisqu'il bénéficie d'une majorité au congrès, le président Obama gagnerait à méditer mon assertion:« On peut tout faire en Relations Internationales, sauf offenser l'espoir».

En effet, sur le nouvel échiquier international et notamment au Proche-Orient qui devient chaque jour de plus en plus crisogène à cause de l'antagonisme israélo-palestinien qui a atteint son paroxysme en décembre 2008 avec l'offensive israélienne contre le Hamas , il ne s'agit pas de souhaiter une Amérique faible mais d'espérer une Amérique qui face aux crises soit un facteur de solution et non de causalité.

Face à la complexification du système international, cette remarque prend toute son acception.

Barack Baréma Bocoum.

CEO OF RINEWS: LA REVUE DE L'ESPOIR


 

Publié dans AMERIQUES

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

EDDY 06/07/2010 23:08



Je vais lire ton article demain, j'ai lu que l'intro mais je t'ecris simplement pour t'encourager. Tu mérites le respect Baréma pour ce que tu fais .Courage dans tes projets.Eddy



Baréma Bocoum 10/07/2010 23:54



Thxxxxx Eddy.Sa fait plasiir.