La France et le Phénomène migratoire

Publié le par Barack Baréma Bocoum

La migration est un phénomène universel que l’on trouve partout et en tout temps avec une intensité variable. Toutes les régions du monde ont eu, à un moment de leur histoire, recours à la migration dans le cadre de leur processus de développement.

Actuellement, les mouvements migratoires constituent une question politique majeure tant en France reconnue comme un pays d’immigration que dans les pays d’origine des migrants en provenance particulièrement des pays en développement.

Si l’on se penche sur la situation actuelle de la France, les sénégalais et les maliens viennent en tête des contingents africains présents.

  Toutefois,l’immigration est à la fois un facteur de rapprochement des peuples et un moyen d’enrichissement et de développement social et économique.

Ainsi, avec la mondialisation qui rend le phénomène migratoire inéluctable, le volume des migrations internationales a fortement augmenté et il est prévu qu’il augmentera à l’avenir.De fait, Les migrants sont présents dans toutes les régions du monde.

  A cet effet, il ne s’agit plus de l’endiguer mais plutôt de l’organiser et de lui donner un visage humain.

Par exemple, le phénomène migratoire est vécu avec un intérêt particulier au Mali qui est à la fois un pays d’immigration c'est-à-dire une terre de rencontres, de brassages, d’ethnies, de religions et de cultures  mais aussi, un pays d’émigration c'est-à-dire de départ d’une partie non négligeable de sa population vers d’autres cieux.

  Jusqu’ici toutes les mesures prises par ci et par là pour protéger les intérêts économiques contre l’immigration irrégulière tantôt en la restreignant tantôt en allant en « guerre ouverte » contre  celle-ci ne donne et donneront pas les résultats escomptés tant que l’ordre économique restera marqué par des déséquilibres profonds.

  Face à cette situation, il faudrait à mon humble avis agir sur les causes de la migration par la multiplicité des instruments micro-économiques du développement et d’organiser les nouveaux flux de telle sorte que l’objectif consiste non pas à favoriser l’installation définitive des immigrés en France, mais leur réinstallation dans le pays d’origine.

  En somme, la meilleure façon de lutter contre ce fléau est d'éradiquer son fondement car « si les richesses ne vont pas aux hommes, ce sont les hommes qui iront vers les richesses », comme le soulignait Alfred Sauvy.

 

Baréma BOCOUM

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